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CHASSE SOUS MARINE EN FRANCE AVEC LE TEAM EMERALD WATER EN NORMANDIE
Le littoral de Haute Normandie aussi appelé côte d’Albâtre tient son nom de la couleur blanche des hautes falaises de craies qui le borde du Havre jusqu’au Tréport sur 130 km.
Lorsque l’on parle de chasse sous-marine en Normandie, nous pensons la plupart du temps à la chasse sur les épaves du débarquement mais rarement à ce secteur si impressionnant et pourtant tellement intéressant et qui offre des paysages à couper le souffle. Loin d’être docile, cette côte se doit d’être apprivoisée, ici ce sont les éléments qui font la loi : vent, courant violent, météo capricieuse et marées, nous sommes bien loin du cadre idyllique de la chasse sous marine et pourtant il s’agit là d’une des régions les plus poissonneuse de France pour qui sait comment s’y prendre !
Avant d’envisager quoique ce soit, il est bon de savoir que la visibilité est en moyenne de l’ordre de 3 mètres, parfois et c’est très rare elle dépassera les 6 mètres. Oubliez donc vos longues arbalètes, ici votre plus fidèle compagnon sera un bon 75 voir un 90, de plus ne négligez pas la température de l’eau. En début de saison et jusqu’au mois de juin c’est dans des eaux d’une dizaines de degrés que vous évoluerez, un bon ensemble en 7mm sera de rigueur, même si je pratique avec un pantalon de 5mm qui m’offre un meilleur confort. Ensuite et ce jusqu’au mois d’octobre où les belles journées sont encore fréquentes et où la température de l’eau sera aux alentours des 15 à 20 °C un vêtement de 5mm sera idéal.
En cas de besoin vous trouverez au Havre le magasin Némo-Bigship (3 quai Casimir Delavigne. 76600 Le Havre) tenu par mon ami Eric qui propose un large choix d’équipement de chasse sous marine.
Comme je le disais, la zone est très exposée au courant de marée, et il est indispensable de bien connaître ce facteur là, tout d’abord pour la sécurité mais aussi car il va conditionner la présence du poisson.
La marée forme un courant plus ou moins violent en fonction des coefficients et des horaires. Une chose est certaine, ne tentez sous aucun prétexte de nager à contre-courant, vous risquerez l’épuisement et par conséquent l’accident. Les mouvements de marées sont parallèles à la côte :
Marée montante: le courant pousse d’Ouest en Est
Marée descendante: le courant d’est en Ouest
Vous l’aurez compris ici on pêche en dérive. Ne partez jamais sans avoir connaissance des horaires de marées. Prévoyez de chasser sur des spots qui vous permettront de vous mettre à l’eau en un point accessible et d’en sortir avec facilité. Les meilleurs moments pour chasser sont en règle générale deux heures avant l’étale de pleine mer ou deux heures avant l’étale de basse mer.
Pour votre sécurité, je vous recommande l’usage d’une planche de chasse qui vous permettra en plus d’être parfaitement visible de vous reposer en cas de fatigue.
Sur ce secteur, le poisson roi c’est le bar évidemment, mais la faune est variée et riche : vieilles, muges, daurades grises, roussettes, poissons plats (carrelets, plies, sols, turbos), lieus, morues, congres… Sans oublier les crustacés nombreux dans le coin : homards, tourteaux et araignées, de quoi prévoir des pêches variés et des repas succulents !
Les techniques utilisées sont nombreuses, même si j’affectionne chasser le bar à l’agachon, vous pourrez chasser à trou, à la coulée mais aussi, et c’est souvent payant, à l’indienne lorsque la visibilité est réduite.
La meilleure période reste l’été, l’eau est plus chaude souvent plus claire et c’est durant cette période que l’on réalise de belles pêches de bars. Mais la saison débute au mois d’avril et se termine début décembre.
Pour trouver le poisson plusieurs options s’offrent à vous en fonction de l’horaire de marée que vous choisirez. A marée montante et haute le poisson circulera en quête de nourriture et vous augmenterez vos chances à le traquer dans peu d’eau, souvent au pied des tombants rocheux, dans les langues de sables ou de graviers ou dans les zones de sargasses. Les moulières quand à elles attirent les daurades grises là encore lorsque la marée est haute.
Lorsque la mer descend le poisson quitte le bord et c’est à trou, sous les dalles bien exposées au courant qu’il vous faudra chercher pour y dénicher les grosses prises. Bien entendu l’agachon sera toujours une option payante sur des secteurs plus profonds et une fois encore exposés au courant.
LA ZONE D’ETIGUES
Parcours de 4 h00
Difficulté : Moyenne
Profondeur Max : 15 m
Coefficient conseillé : 40 à 60
Zone exposée au courant
Planche obligatoire
D’accès facile depuis Etretat, la valleuse d’Etigues offre une alternative « sauvage ». En arrivant vous trouverez un parking plutôt sympa, néanmoins je vous conseille de ne rien laisser à la vue ni d’y laisser des objets de valeurs. Autre détail vous vous trouvez au fond d’une valleuse ici les réseaux téléphoniques ne passent pas, pensez-y !
Deux options s’offrent à vous à Etigues, les deux sont en fonction des horaires de marées. Je vous parlerais donc de celle qui a ma préférence et qui permet de vraiment profiter de ce superbe secteur. C’est à dire la marée descendante.
Vous pêcherez en dérive tout au long du parcours, le retour se fera au moment de l’étale et vous rentrerez grâce au courant inverse. Vous choisirez votre mise à l’eau à la deuxième heure du descendant, une fois sur la plage de galet vous partirez en direction du large sur environ 400 à 500 mètres de la plage à la recherche d’un fond constitué de pierres et de sable sur un fond d’une douzaine de mètres repérez vous grâce aux casiers des pêcheurs (attention vous devez vous tenir à 100 m des balises des casiers). Ici vous rencontrerez des vieilles qui nagent à l’abri des cailloux, certaines sont de belles tailles, ainsi que les bars qui fréquentent les accores de roches et les langues de sables. Il est possible de rencontrer quelques bancs de lieus jaunes mais ils ne sont pas très gros et ne dépassent rarement le kilo. La technique que je privilégie est un mixe d’indienne et d’agachon qui me permet de débusquer de beaux poissons ! Soyez vigilant et n’oubliez pas de fouiner sous les roches les homards sont très nombreux sur cette zone, leur capture ne s’effectue qu’à la main, il est interdit de les flécher et la taille minimum de capture est de 8,7 cm. Les autres crustacés sont présent en nombres aussi : araignées, tourteaux et étrilles.
La première partie du parcours se déroule donc au « large » soyez extrêmement vigilant il y a de nombreux bateaux qui naviguent sur la zone. Ne vous éloignez jamais de plus de 10 mètres de votre planche. Dans le courant je vous déconseille d’ancrer votre planche, vous risqueriez de ne pas pouvoir remonter jusqu’à elle !! Il vaut mieux se constituer une ralingue d’une trentaine de mètres, il est possible sinon de descendre à l’aplomb de sa planche et de la récupérer après être remonté à condition que le vent soit contraire à la dérive (vents de sud)
Prospectez les pierres les plus isolées afin de rencontrer les gros bars qui circulent sur cette zone exposée. Une fois arrivé en fin de parcours vous vous trouverez en face d’une ancienne valleuse (valleuse du Curé) et il sera normalement bientôt le moment de l’étale (courte période où le courant est nul) profitez en pour vous rapprocher de la côte et entamer le retour.
Lors du montant le poisson aura tendance à se remettre en activité et n’hésitera pas à revenir lui aussi du large. Vous prospecterez les tombants dans moins d’eau. L’agachon est toujours de rigueur y compris l’indienne.
Petit récit sur la zone:
Les conditions de ce mois d’aout sont optimales, il fait chaud, le vent est nul depuis deux jours et la visibilité sur la zone est très bonne. Je m’enlargue en début de descendante à la recherche de pierres isolées et de bars. Positionné face au courant au pied d’une remonté, je vois passer un premier bar très furtif, je me déplace de quelques mètres à l’indienne et repars pour quelques secondes d’agachon, c’est à ce moment là que surgissent deux très beaux individus, je laisse glisser le premier et aligne le second, le tir est parfait, je remonte avec un bar de 6,5 kg !
N’oubliez pas la zone est difficile ne sortez jamais seul, le top, être accompagné par un chasseur du coin pour ça n’hésitez pas à rejoindre la page Facebook de l’équipe Emerald Water
Franck Julien
CHASSE SOUS MARINE EN IRLANDE DANS LA REGION DU KERRY AVEC NIK & RAFAL
Endroits Nous sommes situés dans le Sud-Ouest de l'Irlande dans la région du Kerry. Nos coins de chasse sous-marine sont situés dans le Iveragh et le long des cotes de la péninsule du Dingle. J?ai (Nik) commencé il y a 8 ans quand j?ai porté avec moi de la Grèce tout mon matos pour la pèche. Au début nous péchions dans les estuaires à la recherche des poissons plats et âpres nous avons essayé à faire des plongées plus profondes le long de la côte.
Popularité de la CSM La CSM est en train de devenir de nouveau populaire mais assez lentement. Il ya eu une augmentation du nombre de personnes qui pratiquent cette activité régulièrement. Je dirais que l'acceptation de la chasse sous-marine était presque inexistante quand j?ai commencé et ca peut être du à une manque d'information. Nous essayons de promouvoir «la durabilité de la chasse sous-marine et la réponse que nous obtenons est très bonne. Nous espérons de sensibiliser un nombre majeure des gens dans les années à venir.
Magasins de matos Malheureusement, tous nos matos doit être acheté depuis l'Europe continentale à travers de sites web au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie ou en Grèce.
Caractéristiques du fond Il y a souvent des longues langues de sables qui terminent sur un fond rocheux ou sur des zones de kelp. Le cote est souvent rocheuse et caractérisée par des profondes tombées qui terminent sur la sable ou grands rochers.
Visibilité La visibilité peut varier beaucoup en fonction de nombreux facteurs qui peuvent la faire fluctuer de 2 à 10 mètres. Chaque coin peut être différent et vous devez prendre en considération plusieurs paramètres avant de planifier un voyage, par exemple: le vent, les marées, les courants, la pluie, etc.
Températures La température de l?eau est entre 5-8 degrés en hiver et 15-17 degrés en été.
Courants Vu qu?on vit sur une île située dans l'océan Atlantique il faut s'attendre des courants. Vous devriez être très prudents dans les estuaires où la marée peut changer assez rapidement. Grandes houles sont prédominantes dans l'ouest de l'Irlande et ont un pouvoir énorme.
Météo & saisons Comme vous pouvez imaginer le temps change rapidement ici et la pluie est une amie habituelle. Notre saison de pèche commence normalement en Avril et termine à la fin d?Octobre.
Poissons Le poisson le plus commun est le lieu. Des troupeaux de loups se rencontrent assez souvent car il ne font pas l?objet de la pèche commercial locale. Il y a aussi tous les types de poissons plats, des balistes et parfois des daurades royales.
Réglementation locale Rappelez vous que vous êtes autorisé à tirer seulement 2 loups par personne par jour et à partir du 15 mai jusqu?au 15 Juin c?est défendu de la pécher. Vous n'êtes pas autorisé à tirer non plus le saumon et la truite de mer.
Techniques Selon les poissons que vous rencontrez clairement la technique à utiliser change: Le loup, on peut le trouver surtout dans les eaux peu profondes et pendant l'été. Je préfère la technique à l?indienne pour les approcher. Le lieu: l'indienne est un bonne technique aussi pour ce proie mais il faut savoir que les gros arrivent toujours vers la fin des vos apnées, donc soyez prudents ... et si vous approchez le poisson lentement vous allez avoir plus chances de le capturer, rappelez-le.
Expérience personnelle
Pour tout renseignements, veuillez nous contacter à travers notre site web.
Nik Nomikos et Rafal Napierala
CHASSE SOUS MARINE AU DANEMARK DANS LES EAUX DE SEALAND
Ou pèche-tu d’habitude? Généralement je pèche le long des côtes de l’ile Sealand au Danemark de l’est. Ici la salinité de l’eau représente un point très important pour la pèche car elle change de coin en coin. On peut faire très belles pèches ou il y a une haute salinité de l’eau et des courants. Mon coins préférés se trouvent dans le détroit de Øresund et de Storebælt ou on peut tirer habituellement des flets, des turbots, des cabillauds et des truites. Quel type de fond on y trouve? Les fonds de la Danemark sont presque tous caractérisés par la sable et occasionnellement on peut y trouver des zones ou la sable et couverte par des coquillages ou des petites pierres. Il y a aussi des zones avec des fonds rocheux, très bonnes à cabillauds, mais elle sont vraiment rares et pour le reste il n’y a que sable.
La visibilité généralement ne va pas au delà de 2-3 mètres et ca dépends principalement de la météo et des courants. C’est vraiment rare que la visibilité soit plus que 10 métrés. Au Danemark il faut s’habituer à pécher comme ca sinon on pourra pécher tres peu pendant l’année. C’est laquelle la température moyenne pendant l’année? La température de l’eau pendent l’hiver est environ 2-3 dégrées et il y a tres peux pécheurs si courageux qui plongent avec ces conditions. En été il y a environ 20-22 dégrées. La période la meilleure est d’avril jusqu’à novembre quand la température va de 6 jusqu’à 22 dégrées. Est-ce qu’il y a des courants ou des autres éléments qui peuvent limiter la pratique de la CSM? En générale les aux de la Danemark sont calmes et on peut y plonger en tranquillité mais dans la mer du nord c’est tout différent. Elle est toujours agitée et on peut y pécher seulement 20-30 jours par an parce que dans les autres périodes il y a mauvaise visibilité, beaucoup de courant et des vagues.
Tous les types des poissons plats, en particulier les flets et donc les cabillauds, les mulets, les truites, les bars et enfin les perches qui peuvent être tres nombreux selon la zone ou on pèche. On peut faire de la CSM de 0 jusqu’à 25 métrés mais je vous assure que 90% des vos captures auront lieu dans les premières 5 métrés. Est-ce qu’il y a des trucs en particulier dans tes coins comme des épaves, des barrières naturelles, etc. ? Les coins les meilleurs en Danemark sont presque toujours caractérisés par la présence des grandes roches ou structures et pour cela la CSM est souvent pratiquée en proximité des baies, ponts ou épaves mais moi je préfère si possible plonger sur des fonds naturels. Les épaves sur lesquelles je plonge se trouvent à une profondeur comprise entre 12 et 25 métrés. A’ cause des conditions de l’eau que j’ai décrit avant j’ai décidé pour ma sécurité de ne plonger pas sur les épaves à une profondeur supérieure à 25metres et heureusement les épaves les meilleurs à cabillauds se trouvent entre 12 et 16 métrés.
Il y a un intérêt croissant vers l’apnée et la CSM car elles sont devenues tres populaires. On a des clubs maintenant et nous sommes en train de nous organiser, la fédération a bien ce site pour tous les personnes qui sont intéressées http://sportsdykning.dk . C’est un bon début et j’espère qu’on continue comme ca. Est-ce qu’il y a des magasins d’équipement pour la CSM? A’ Copenhague il n’y a pas des magasins mais on peut trouver tout en ligne sur www.kingfish.dk qui vends des articles et sur http://sportsbutikken.dk qui à tous les matos. Est-ce qu’il y a des règles à suivre pour la pèche chez toi? Au Danemark il faut avoir un permit qui cout 15 euros par an et on peut l’acheter à la poste. Faites attention à les embouchures des fleuves car il est toujours interdite d’y pécher et en plus la CSM en eau douce est aussi en tout cas interdite. Tous les poissons, comme en autres Pays ont une taille à respecter mais si tu tire des spécimens plus longues que 35cm pour les poissons plats et plus que 45cm pour les autres il n’y a pas des problèmes.
La Danemark n’est pas une si bonne destination pour la CSM comme l’on peut être la France ou la Norvège mais il y a des bons coins et si tu a de la chance avec la météo tu pourra faire des tres belles pèches. Contacte donc des personnes qui vivent ici et viens nous trouver et si tu a besoin des renseignements en plus clique sur http://undervandsitetet.dk ou tu peut trouver aussi des vidéos et des photos. Bon, en ce qui concerne les questions on a fini, tu veux nous parler d’un moment particulier des tes sorties? Au début de la dernière saison je plongeais sur une bonne épave à cabillauds située à 15 métrés de profondeur au large de Copenhague. Heureusement il y avait 10 métrés de visibilité et les descentes étaient plus faciles. Avec ma torche j’arrive sur l’épave et je vois une grande queue à l’intérieur des structures mais je me trouvais dans une mauvaise position et donc j’attends pour tirer. Quand je sur de la viser bien je tire. Le tire est un peu bas mais bon donc je remonte vers la surface ou mon équipier m’attends. Je lui passe le fusil et je me prépare pour récupérer la proie. J’arrive de nouveau sur l’épave et je vois la flèche débattre (la proie était encore la). Je la prends et me rends compte que j’avais tiré deux cabillauds! Le deuxième, je l’avais pris juste sur la tète! Tout les deux ensemble pesaient plus que 15kilos et le plus gros 9.5 kilos! Avec ce bon tire j’ai gagné la première place dans la compétition nationale “Fish of the year”. Je sais de toute façon qu’il s’agit d’une expérience qu’on fait seulement une fois dans la vie! Morten Villadsen Photo: Astrid Rosenvold, Matti Pykko and Knud Iversen
CHASSE SOUS MARINE EN INDONESIE PAR DINOSAURE PRODUCTION
C’est dans le nord-ouest de la France, près des eaux troubles et froides de Normandie qu’a germé ce projet de voyage. Didier connait bien l’Indonésie. Il y navigue depuis plusieurs années. Il a organisé cette croisière et il est déjà sur place depuis un mois lorsque le reste du groupe arrive. Un petit vol intérieur nous dépose sur l’île de Flores où nous attend le bateau. Cap vers le sud… vers Sumba !
Sumba n’est pas seulement une autre île indonésienne, une de plus, non… c’est surtout un autre monde. Un monde tiraillé entre une modernité vorace et une tradition féroce. Un univers qui ne se visite pas comme un safari bien huilé mais se vit comme une expérience privilégiée. Sumba l’hostile! La plupart de ses côtes sont surmontées de falaises. Sous l’eau, de vertigineux tombants attestent d’une histoire géologique tourmentée… ce qui fera notre bonheur. A l’intérieur, la partie Est est particulièrement aride. L’Ouest de l’île est beaucoup plus arrosée, c’est aussi là que se trouvent les plus beaux villages traditionnels. Une île oubliée, sauvage, mystérieuse… tout ce qui nous plait. Ce parfum d’aventure nous accompagnera tout au long de notre croisière sur le Cahaya Mandiri (la lumière solitaire), une goélette traditionnelle de 26 mètres de long qui permettra de joindre l’histoire à notre passion. Et quel meilleur endroit que la région du Timor pour assouvir celle-ci!
Située entre les Philippines, l’Australie et la Papouasie, la région du Timor est au centre du triangle de corail, regroupant la plus grande bio diversité de la planète. Des spécialistes s’accordent à dire qu’après l’air glaciaire une grande partie de la vie sous marine n’aurait survécu que dans cette partie du monde, et se serait depuis répartie aux quatre coins du globe. Le Timor, Rote, Savu et l’île de Sumba se situant donc à l’épicentre de ce berceau de la vie, nous proposent un terrain de jeu idéal pour les passionnés de chasse sous-marine que nous sommes.
Nous allons naviguer (essentiellement de nuit), pêcher (2 sessions par jour), explorer les spots dont nous avons les coordonnées, traquer le poisson d’exception, le poisson de nos rêves…La mer de Savu sera le théâtre de toutes nos espérances. Ce voyage est dans nos têtes depuis de nombreux mois. Nous l’avons imaginé, préparé, notre matériel n’a jamais été aussi prêt. Nous y sommes enfin.
A peine dans l’eau, les descentes s’enchainent, le courant est fort, le poisson est là, nous ne savons plus où donner de la tête. Comme à chaque fois lors des premières mises à l’eau, la main tremble, les nerfs sont à vifs. Nous voulons de la bagarre, nous nous sommes mis d’accord, nous ne voulons que de belles pièces. Nous avons décidé de limiter le nombre par espèces. Lorsque l’on a fait un poisson d’une espèce, nous nous arrêtons, passons à une autre… Nous laisserons passer pas mal de poissons…Tous les poissons de coraux sont là, du plus petit au plus gros, perroquets à bosses, banc de barracudas, mérous, wahoos, et pour le plaisir des yeux des tortues, des raies de différentes espèces y compris la reine Manta. Ça grouille de « mange » en tous genres, c’est bon signe, mais rien de gros, à part les perroquets à bosses qui nous narguent, ils sont en banc de 5 à 10, mais très méfiants, la partie de cache-cache dure, mais à leur avantage… Nous croisons des wahoos de taille moyenne, Philippe croisera la seule dorade coryphène du séjour... Mais toujours pas de tirs sérieux, ce n’est pas grave, nous travaillons nos apnées, il faut être en forme pour ce qui nous attendra plus tard. Cette première matinée est une parfaite mise en condition. Nous prenons nos marques, nous nous imprégnons de ce nouveau monde, nous nous préparons à de belles rencontres. Retour sur la bateau, on refait cette matinée, mangeons puis une petite sieste pour certains avant le deuxième round de la journée. Milieu d’après-midi, deuxième spot, nous nous partageons en trois binômes plus Mathias à la caméra. L’eau est claire, on enchaîne les dérives et les apnées. Nous sommes en bordure d’une falaise. Il faut faire attention au ressac qui tend à nous projeter sur le rocher. L’endroit est hostile, balayé par des courants qui se percutent. Il y a une première marche située à 10 mètres le long de la paroi, suivi d’une deuxième plus profonde qui finit sur le bord d’un tombant. Celui-ci est impressionnant, à la fois bleu et très sombre, il donne presque le vertige, en effet, il chute de 20 m à 300 m…
Nous sommes déjà comblés dès cette première journée, la suite ne sera que du bonus. Deux jours fructueux sur ce spot et nous décidons de mettre le cap au Sud-est de l’île. Le trajet est mouvementé, la houle est importante, le vent s’est levé et un orage en pleine nuit rapatriera tout le monde dans les cabines. C’est un plateau en pleine mer dont nous ne savons pas grand-chose mais qui semble prometteur. Il y a 15m de fond, celui-ci est clairsemé de patates de corail, l’eau est translucide, d’un bleu turquoise éblouissant et la force du courant nous incite à anticiper nos coulées afin d’atterrir sur les patates. C’est le royaume des carpes rouges, aprions, barracuda et autres carangues. Phil ramènera deux magnifiques carpes rouges. Beaucoup de ces poissons seront donnés aux pêcheurs locaux. Le jour suivant sera consacré à une escapade terrestre : découvrir les fameux villages traditionnels de Sumba. Nous prenons alors un « Biskayu », camion local servant au transport des passagers et nous enfonçons dans l’île. Les gens sont accueillants, les enfants curieux, les anciens mâchent du Betel qui leur défonce les gencives. Le Betel est sensé leur donner de la force et les protéger de la maladie. C’est surtout une drogue excitante et coupe-faim.
Les villages sont incroyables et semblent tout droit sortir d’un autre âge. Ils sont magnifiques, les huttes surmontées d’un très haut toit en feuillage, sont d’un esthétisme rare. Partout, de massives pierres tombales occupent le terrain. Les villageois les plus riches ont les plus lourdes dalles et il faut parfois deux cent personnes pour les hisser sur leur socle. Partout, la végétation est luxuriante, l’humidité impressionnante et les rizières aux verts dégradés ajoutent une touche de couleur à ce paysage tropical. Il est maintenant temps de regagner le bateau et partir pour le Sud de l’île. Quelques îlots au large nous feront découvrir de nouveaux fonds. Nous sommes sur le récif, au bord d’une vague prisée par les surfeurs et nous plongeons dans un enchevêtrement impressionnant de failles, de canyons ou grouillent les poissons. La journée se terminera par une pêche de langoustes dans quelques mètres d’eau. Les jours passent, la fin du séjour se rapproche. Nous remontons vers le Nord et faisons halte deux jours sur le premier mouillage. Quelques beaux poissons sont faits mais pas encore LE poisson…
Un matin, Didier se place à l’agachon sur 15m au bord d’un tombant. D’un seul coup, son attention est attirée sur sa gauche. Une énorme masse sombre se dirige vers lui. C’est un énorme TDC. Ce dernier ralentit devant lui, amorce son demi-tour, lui lance un dernier regard en lui présentant son flanc. Il déclenche le tir en pleine colonne vertébrale. Le thon tente un démarrage, mais sa fuite est entravée par la blessure. Lentement il sera remonté, il est énorme! C’est l’euphorie dans l’équipe. Hissé sur le bateau et pesé, il accusera 77kg pour 174cm de long. Le poisson rêvé, le poisson d’une vie…L’intégralité de ce poisson sera donnée à des pêcheurs locaux. Cette incroyable croisière touche à sa fin. La mer de Savu nous a comblé. La beauté des paysages, la richesse des fonds sous- marins, la gentillesse des habitants font que nous reviendrons, c’est sur! Cette merveilleuse aventure a été organisée par l’équipe de SeaQuest Adventure.
Le contact: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Le site: http://www.seaquest-adventure.com/fr
ecrit par Didier Rives
CHASSE SOUS MARINE A' GIBRALTAR SUR LES EPAVES DU DETROIT
C’est ou Gibraltar? Gibraltar se trouve au sud de l’Espagne au but de la péninsule Libérien à l’entrée de la Méditerranée entre Espagne et Maroc. Même s’il se trouve en Espagne il est un territoire britannique d’outre-mer dans lequel on vit plusieurs nationalités. Quels sont les coins les meilleurs pour la CSM et pourquoi? Quelles conditions généralement caractérisent ces coins?
Quels sont les conditions qui favorisent la CSM et quelles sont les proies qu’on peut chasser? Les bonitos généralement vont de 3 à 5kg mais on peut rencontrer des spécimens plus gros que ca pendant l’hiver. Quelles sont les techniques qui mieux s’adaptent à la CSM ici? Ici on peut utiliser tous les techniques car on peut pécher en eaux baisses à trous le long de la côte ouest et sur les épaves et l’agachon dans les eaux à est et sur La Seca. Je suis passionné d’épaves et de la pèche sur eux, ou je peux les trouver? En ce qui concerne les épaves il n’y a beaucoup ici et représentent l’attraction touristique plus importante pour les plongeurs. La plus part (plus que 20) se trouve le long de la côte ouest et il ne faut pas un bateau pour y arriver, mais il n’y a de tout façon des autres qui se trouvent plus loin. Il s’agit de quel type d’épave et à quelle profondeur se trouvent-ils? Est-ce qu’ils sont en bon état?
En générale on parle des épaves qui vont des bateaux pour la pèche de 10 mètres aux grands bateaux-citernes de 40 mètres.
Quels types de proie on peut y trouver? La pèche sur les épaves et en autres zones est-elle réglée ou interdite par les autorités locaux?
Quel type de combinaison est conseillé? Avec une combinaison de 5mm on peut pécher tout l’année mais pendent l’hiver quelqu’un préfère porter une veste de 7mm. Est-ce qu’il y a des structures pour la location des voitures et d’équipement sous marin? Il n’y a pas des structures pour la location de matos sous marin, même si on peut trouver des magasins ou louer une combinaison. Au contraire pour les voitures il n’y a à l’aéroport, mais il faut avoir le permit de conduire et le passeport. Il y a des hôtels pas trop chers et ce lequel la période la meilleure pour y venir? Il y a beaucoup des hôtels avec prix assez variables et plusieurs hôtels ne sont même pas en ligne, donc sont difficile à trouver mais si vous nous contactez sur Facebook, nous vous pourrons donner tout renseignements et aussi réserver pour vous. La période la meilleure est surement l’été mais elle est aussi la période la plus bondée donc arriver sur le coin de pèche to le matin peut faire la différence. Quels sont les contacts pour avoir des renseignements sur la pèche en Gibraltar? Sur Facebook nous vous trouvez à la page “Gibraltar Spearfishing” et si vous désirez vous pouvez visiter aussi la chaine youtube: http://www.youtube.com/user/aaron8314 |
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